Protéger Paris en 1918

Au début de l’année 1918, Paris se croit épargné par le conflit. Mais dans la nuit du 30 au 31 janvier, 91 bombes s’abattent sur la capitale, faisant plusieurs dizaines de victimes et touchant de nombreux édifices. Face à cette menace, il faut protéger les civils, mais aussi sauvegarder les monuments. L’État et la Ville de Paris engagent alors une vaste opération destinée à préserver le patrimoine national. Dans Paris, mais aussi à Versailles et à Saint-Denis, les monuments changent soudain d’apparence. Autour de l’Arc de Triomphe, de la colonne de Juillet ou de la cathédrale Notre-Dame s’élèvent des charpentes en bois garnies de sacs de terre. Sur la place de la Concorde ou devant le palais Garnier, les statues disparaissent sous d’imposants bardages et des maçonneries protectrices. Les vitraux de la basilique Saint-Denis et de la Sainte-Chapelle sont quant à eux déposés et mis à l’abri. La protection du patrimoine devient alors un enjeu qui passionne les Parisiens et suscite dans la presse interrogations, critiques et polémiques.

À travers les clichés réalisés par les photographes de l’armée française, Protéger Paris en 1918 raconte comment la capitale a revêtu son "costume de guerre".