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Explorez le site « Cimetières au XIXᵉ siècle »

Le Centre d’histoire du XIXe siècle se propose de lancer un programme de recherche sur les cimetières en France au XIXe siècle, plus précisément de l’an XII – puisque le décret fondateur de notre législation funéraire date du 23 prairial (12 juin 1804) – à la Grande Guerre qui a constitué pour le culte des morts issu du XIXe siècle une épreuve fondamentale. L’histoire des attitudes devant la mort a été dans les années 1970 un des secteurs pilotes et des plus dynamiques de ce qu’on appelait alors l’histoire des mentalités. La vague est un peu retombée au début des années 1980 (Philippe Ariès est mort en 1984), sans disparaître, mais elle a connu depuis de nombreux renouvellements, sous l’influence notamment de l’archéologie funéraire pour les périodes anciennes, et des interrogations nées, depuis les années 1990 surtout, du développement inédit de la crémation en Occident. Rappelons qu’au début des années 1960 encore, alors que la pratique était légale depuis 1887, 0,2 % des défunts étaient incinérés en France, contre plus du tiers aujourd’hui et de la moitié dans les grandes villes. Cet événement anthropologique majeur, dont chacun sent bien qu’il doit avoir une ou des significations profondes (sans bien savoir lesquelles), a ranimé les curiosités dans ce domaine.

Partez à la découverte de l’histoire des cimetières en France au XIXᵉ siècle à travers un site riche en ressources, qui propose différents parcours pour explorer ce patrimoine méconnu.

Vous y découvrirez notamment :

  • Les Ateliers du Centre, pour découvrir les travaux et réflexions autour de ce thème ;
  • Les expositions et parcours thématiques, pour approfondir différents aspects de l’histoire des cimetières ;
  • Les collections, réunissant documents, archives et ressources iconographiques ;
  • Les parcours filmés, pour une découverte en images des différents lieux ;
  • Des index 

Le site a vocation à s’enrichir et à évoluer au fil du temps, afin d’accompagner durablement ce programme inscrit dans une perspective pluriannuelle. Il constituera ainsi un espace vivant, appelé à intégrer progressivement de nouveaux contenus, ressources et réalisations au fur et à mesure de l’avancement du programme.